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      David de Sassoun

David de Sassoun   2/09/2006

La légende arménienne de David de Sassoun

09-2006, Albin Michel


par Denis Donikian

Les enfants vont adorer. Quand aux adultes, ils redeviendront enfants le temps de lire les quatre volets consacrés aux « fous de Sassoun », et au plus fou d’entre ces fous, David, fils d’Aslik et de Mehér le Lion, et père de Mehèr le petit, tous descendants de Balthasar et de Sanassar, les fondateurs de la maison de Sassoun. Sans oublier les femmes : Khandout, Ismil Khatoun, le cheval Poulain-Djalali et l’Épée Foudroyante genre Star War (ces deux-là sont mes préférés). Grâce à eux, les Arméniens vont retrouver l’esprit combatif et le vif-argent de leurs ancêtres, leurs croyances et leurs muscles à travers cette épopée géante fondée sur la résistance arménienne à l’occupant, à tous les occupants de leur histoire.

Mais le personnage le plus invisible et le plus présent de ces récits de légende est sans aucun doute la fierté, l’impétuosité, en un mot l’esprit des montagnes du Sassoun.

Varoujean Guréghian a quelque chose de Sassoun. S’il n’a plus l’âge de monter à cheval ou de tenir une épée, il s’adapte. Lui qui a introduit le jazz en Arménie, où il fut un nageur émérite, qui peint, traduit, « inventa » avec d’autres l’actuel 24 avril et le CCAF… il court la vie aussi vite que vont ses idées… de livre. Celle-ci était d’autant plus forte, que les éditions Albin-Michel ont vite pris le cheval encore au trot avant de galoper vers l’édition d’un livre qui a le mérite d’adapter et de condenser en un seul et d’une manière narrative les versions et variantes éparses dans des ouvrages savants et pour certaines encore vivantes dans la bouche de quelques vieux Arméniens d’Arménie.

Par ailleurs, non content de concocter un texte à l’usage des enfants-enfants et des enfants-adultes, Varoujean Guréghian a situé l’action par une carte en double page et établi une généalogie des héros. Albin-Michel a compris qu’on ne pouvait séparer le texte de son illustrateur d’origine que fut Hagop Kodjoyan, tel que son travail apparaît dans l’édition de 1922, les couleurs en moins. Une biographie lui rend hommage en fin de livre où se trouvent également une page consacrée aux sources, mais aussi une brève histoire de l’Arménie et une évocation de l’esprit de Sassoun incarné par la figure historique du Général Antranik. 

Comte rendu extrait de :
http://www.yevrobatsi.org/st/item.php?r=0&id=1903

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