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      GENOCIDE ARMENIEN : LA VERITE TOUJOURS INTERDITE EN TURQUIE

GENOCIDE ARMENIEN : LA VERITE TOUJOURS INTERDITE EN TURQUIE   13/07/2006

COMMUNIQUE DE PRESSE 
FEDERATION EURO-ARMENIENNE
B-1000 Bruxelles

 GENOCIDE ARMENIEN : LA VERITE TOUJOURS INTERDITE EN TURQUIE

  • Le journaliste Hrant Dink aux arrêts
  • Le Catholicos de tous les Arméniens poursuivi
  • Le patriarche de Constantinople contraint au négationnisme

La cour de cassation turque a confirmé ce mercredi 12 juillet la peine de prison avec sursis prononcée à l’encontre du journaliste arménien Hrant Dink. M. Dink avait été initialement condamné en octobre 2005 en vertu de l’article 301 du code pénal turc pour un article paru le 13 février 2004, dans lequel il appelait les Arméniens à " se tourner maintenant vers le sang neuf de l'Arménie indépendante ".

La Fédération Euro-Arménienne souligne que ce nouvel épisode liberticide survient quelques jours après que des poursuites aient été engagées par les organisations fascistes turcs à l’encontre de Karékine II, le Catholicos de tous les Arméniens. Sa sainteté Karékine II s’était en effet rendue en Turquie fin juin.

Interrogé par la presse turque à l’occasion de cette visite pastorale sous haute protection, il avait déclaré à propos du génocide, que la commission d’historiens n’est plus d’actualité en expliquant que " la question du génocide a été étudiée depuis plus de 90 ans par les universitaires ".

Suite à cette déclaration surprise, et devant les menaces pesant sur sa communauté, le Patriarche des Arméniens de Turquie, Mgr Mutafyan s’est senti contraint de relayé la stratégie négationniste d’Ankara en déclarant que " que la question de 1915 doit effectivement être soumise aux historiens et aux universitaires de chaque partie pour comprendre les sensibilités de chacun".

" Il apparaît clairement qu’au-delà des atteintes générales à la liberté d’expression, c’est spécifiquement la vérité à propos du génocide des Arméniens qui est visée. " a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.

" Nous nous félicitons que la Commission européenne ait réagi à cette violation flagrante de la liberté d’expression mais, pour aller jusqu’au bout de sa démarche, elle devrait maintenant évaluer la politique négationniste de la Turquie en tant que telle comme elle le fait pour la liberté d’expression, les droits des minorités ou celui des femmes. Il est anormal qu’un critère politique reste en dehors du processus d’évaluation et ne soit qu’effleuré par les rapports réguliers. " a conclu Laurent Leylekian. 

13/7/2006


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