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      Les élections de l’Eglise

Les élections de l’Eglise   2/01/2006

Voici un article envoyé par la Commission électorale, qui avait organisé les élections de l’Eglise le 6 mars 2005. 
C’est une réponse aux journaux qui s’étaient fait l’échos de certaines rumeurs de « fraudes électorales ».


Les élections de l’Eglise

Un conflit étranger à la Commission électorale

Les élections du 6 mars 2005 de l’Association cultuelle de l’Eglise arménienne apostolique de Paris et de la région parisienne (l’ACEAAPRP) ont déclenché une polémique qui met en cause la Commission électorale qui les a organisées. Depuis des mois les journaux arméniens consacrent à cette affaire de longs articles et interviews sans même prendre la peine de solliciter l’avis de la principale intéressée, la Commission électorale elle-même, qui fait l’objet de toutes sortes d’accusations frisant parfois la pure diffamation.

Ayant estimé notre mission achevée après la proclamation des résultats de ces élections, nous nous sommes jusqu’ici abstenus d’intervenir dans cette polémique qui cache des arrière-pensées et un conflit qui nous sont totalement étrangers et dont l’enjeu n’a rien à avoir avec ces élections. Mais devant la gravité des allégations sans fondement qui sont propagées avec une légèreté indécente, il ne nous est plus possible de nous taire. Nous ne saurions permettre que l’on mette en question notre probité et l’honnêteté de notre travail, et que l’on se serve de nous comme prétexte et instrument dans la querelle qui oppose certains dirigeants de l’Eglise à l’archevêque Kude Nacachian. Nous n’avons pas à prendre parti dans ce conflit que l’on aurait pu qualifier de tempête dans un verre d’eau s’il ne s’était pas agi de l’intérêt supérieur de notre Eglise.

Rappelons que les membres de notre commission ont été choisis et dûment mandatés par l’Assemblée des délégués de l’ACEAAPRP, puis individuellement nommés, le 24 novembre 2004, par Mgr Kude Nacachian et M. Kégham Torossian, président de cette Assemblée. Il est pour le moins curieux que ce dernier conteste aujourd’hui certains membres de la Commission électorale (*) qu’il avait lui-même désignés par lettre conjointe portant sa propre signature à coté de celle de Mgr Kude Nacachian, au motif qu’ils n’étaient pas membres de la ACEAAPRP. Rappelons également qu’à l’issue de ces élections, dont il avait suivi le déroulement et supervisé le dépouillement en public des bulletins de votes le 6 mars 2005, M. Kegham Torossian avait tenu à féliciter chaleureusement la Commission électorale pour le travail accompli.

Malgré les nombreuses difficultés que nous avons rencontrées en raison notamment des conflits internes des dirigeants de l’Eglise et les défaillances des structures de gestion de la Prélature, nous n’avons épargné ni notre temps, ni notre énergie pour remplir notre mission au mieux possible, en toute indépendance et dans une totale transparence, conformément à la lettre et à l’esprit des Statuts de l’ACEAAPRP. Toutes les décisions que nous avons été amenés à prendre l’ont été après mûre réflexion et en notre âme et conscience. Nous les avons consignées dans nos procès-verbaux et nous les assumons pleinement, y compris notre refus de principe de recourir aux services d’un huissier de justice, pratique nullement prévue dans les Statuts de l’ACEAAPRP. Car enfin ! notre Eglise serait-elle la seule institution arménienne en France incapable de gérer ses affaires sans intervention d’un officier de justice ? Le centre de notre foi millénaire manquerait-il à ce point de confiance en ses fidèles et dirigeants?

De même, nous avons estimé de notre devoir de ne priver aucun électeur de son droit de vote en validant les 15 bulletins (5,4% des votants) qui nous ont été transmis par le secrétariat de l’Eglise le lendemain de l’élection, car le cachet de la poste indiquait clairement qu’ils avaient été postés entre le 28 février et le 2 mars, c’est-à-dire plusieurs jours avant la date limite de l’élection. Cependant, le mystère demeure quant au retard de leur transmission par le secrétariat de l’Eglise (seul habilité à réceptionner le courrier) à la Commission électorale. Nous avons logiquement estimé que ces 15 enveloppes étaient bien parvenues à l’Eglise dans les délais, sinon elles n’auraient pu nous être remises le lundi 7 mars à 8h30, c’est-à-dire bien avant le passage du facteur. Il appartient à l’Eglise et non pas à la Commission électorale d’éclaircir ce mystère.

De toute évidence, il y a un grave problème de fonctionnement dans notre Eglise. Il n’est pas nouveau et ce n’est pas la première fois que l’élection de ses dirigeants est contestée. C’est même devenu une tradition ! Ce n’est pas en tirant à boulet rouge sur la Commission électorale qu’on résoudra le problème. Ce serait une fois de plus égarer les fidèles et les éloigner d’avantage de l’Eglise. Et il ne faut tout de même pas perdre de vue que ces élections ne concerne qu’un petit cercle très fermé d’à peine 300 électeurs, pour une communauté de fidèles estimée à plus de 100 000 personnes à Paris et dans la région parisienne (0,3% seulement… !). A titre d’illustration, citons le cas de l’église de Chaville (l’un des cinq bureaux de vote) où nous avons mis en place toute une logistique pendant une journée entière pour recueillir le vote… d’un seul électeur !

Certes, il a pu se produire quelques erreurs de comptage de la part de fidèles qui ont bien voulu nous aider, dans une ambiance conviviale et chaleureuse, à dépouiller les bulletins de vote en présence d’une nombreuse assistance, mais il s’agit d’erreurs mineures qui n’influent nullement sur les résultats des élections. De telles erreurs se produisent même dans les plus grandes démocraties du monde... Il suffirait de recompter les bulletins de vote archivés pour en avoir le cœur net.

A l’achèvement de notre mission, nous avons remis à l’Eglise toutes nos archives, soigneusement classées dans de volumineux cartons. Ces archives contiennent le compte-rendu détaillé de l’organisation et du déroulement des élections depuis le début jusqu’à la proclamation des résultats, notre rapport final de mission, les procès-verbaux de nos réunions (avec les justifications de toutes nos décisions), les listes d’électeurs mises à notre disposition par les instances légales de l’Eglise, les bulletins de votes directs avec leurs enveloppes, les votes par correspondance portant le cachet de la poste sur chaque enveloppe, les tableaux de décompte en public de l’ensemble des bulletins de votes, la correspondance de la Commission, etc.

Aucune allégation d’irrégularité ou de fraude ne saurait résister à l’examen approfondi de ces documents. D’ailleurs, s’il s’avère nécessaire, nous nous mettrons entièrement à la disposition de quelque instance que ce soit, pour lui apporter les éclaircissements et précisions supplémentaires que l’on jugera utiles.

Les membres de la Commission Electorale Paris, le 2 janvier 2006

Apanian Drtad
Guréghian Jean Varoujean
Kouyoumdjian Agop
Shirvanian Dikran
Statian Anaïs

__________

(*) Selon les affirmations de M. Kégham Torossian, trois membres de la Commission électorale ne seraient pas membres de l’ACEAAPRP. En réalité un seul se trouve dans ce cas, mais personne ne l’a révoqué. La présence d’un membre de la société civile dans notre équipe est le seul " pêché " que l’on pourra relever (encore qu’il ne soit pas de notre fait).

 


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