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      Turquie/Chypre - Chirac fait part de ses "interrogations"

Turquie/Chypre - Chirac fait part de ses "interrogations"   26/08/2005

Turquie/Chypre - Chirac fait part de ses "interrogations"

Reuters 26.08.05 | 14h38

Jacques Chirac a fait part vendredi au président de la Commission européenne Jose Manuel Durao Barroso de ses "interrogations" sur le refus de la Turquie de reconnaître le gouvernement chypriote.

Ce refus, réitéré dans une déclaration publiée fin juillet, "pose des problèmes politiques et juridiques" et "n'est pas dans l'esprit de ce que l'on attend d'un membre de l'Union", a estimé Jacques Chirac, qui a demandé à la Turquie "des garanties et des clarifications sur la pleine application de l'union douanière, y compris à Chypre".

"Le président de la République a fait part au président de la Commission de nos interrogations sur la déclaration interprétative adossée par la Turquie à son adhésion au protocole d'Ankara", a rapporté Jérome Bonnafont, le porte-parole de l'Elysée, à l'issue d'une réunion de travail entre Jacques Chirac et Jose Manuel Barroso à l'Elysée.

Ankara, qui ne reconnaît que la partie turque de Chypre, a signé le 29 juillet le protocole élargissant son union douanière aux dix nouveaux Etats membres de l'UE, dont Chypre, mais a immédiatement souligné dans une déclaration que cela n'avait pas valeur à ses yeux de reconnaissance officielle du gouvernement de Nicosie.

"Le président a rappelé au président de la Commission que cette déclaration pose des problèmes politiques et juridiques et qu'elle n'est pas dans l'esprit que l'on attend d'un candidat à l'Union", a dit Jacques Chirac, selon son porte-parole.

La France souhaite aborder cette question avec ses partenaires lors de la prochaine réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Cinq prévue les 1er et 2 septembre.

LA TURQUIE DOIT DONNER DES GARANTIES

"Il faut aussi que la Turquie donne des garanties et des clarifications sur la pleine application de l'union douanière y compris à Chypre", a rapporté Jérôme Bonnafont. Les négociations entre les Vingt-Cinq et la Turquie en vue d'une éventuelle adhésion d'Ankara à l'Union européenne doivent s'ouvrir, en principe, le 3 octobre.

L'entretien de vendredi entre Jacques Chirac et Jose Manuel Durao Barroso a également porté sur la préparation de la réunion informelle de chefs d'Etat et de gouvernement qui aura lieu les 27 et 28 octobre en Grande-Bretagne, pays qui préside actuellement l'Union.

"La France aborde cette échéance dans un esprit d'unité et de rassemblement", a dit Jacques Chirac, qui a souligné l'importance de préparer cette réunion "avec le plus grand soin" et insisté sur la responsabilité de la Commission, "garante des traités et de l'intérêt général de l'Union". "Pour nous", a dit Jacques Chirac, "il faut confirmer l'ambition européenne fondée sur l'idée d'une Europe politique et solidaire", a rapporté Jérôme Bonnafont. "Il faut montrer que l'Europe avance et propose des réponses concrètes aux Européens face aux défis de la mondialisation". Le chef de l'Etat a cité à cet égard quatre domaines : la gouvernance économique de l'Europe; l'Europe des grands réseaux de l'industrie et de la recherche; le renforcement des droits sociaux et l'affirmation du rôle des services publics; et enfin la réponse aux défis démographiques. Jacques Chirac a par ailleurs rappelé à Jose Manuel Barroso "la vigilance de la France" concernant la directive européenne sur les services. Ce texte, surnommé "directive Bolkestein", avait provoqué une levée de bouclier en France lors de la campagne qui a précédé le référendum sur la Constitution européenne du 29 mai.


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