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      SAMUEL

SAMUEL   22/06/2005

 

SAMUEL
Théâtre

de J V. Guréghian, d'après le roman de Raffi

Le sujet de la pièce est tiré du roman " Samuel " de Raffi. Il s’agit d’un drame historique concernant une période trouble de l’Arménie, au début du christianisme. Les Perses sassanides, aidés de collaborateurs arméniens, tentent d’asservir l’Arménie et d’y liquider le christianisme. Finalement, les Arméniens sortent vainqueurs et les traîtres sont châtiés.

Le héros principal, le prince Samuel, est par-dessus tout fidèle à sa patrie et à sa religion chrétienne, ce qui le poussera à commettre l’acte extrême de tuer ses parents qui ont trahi leur patrie et abjuré leur religion.

L’ultime parole de Samuel au moment où il lève son arme sur sa mère : " Cette épée a tué le père qui a trahi sa patrie, elle tuera aussi la mère qui a abjuré Jésus-Christ ! " 

"Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir."
(Matthieu 10-21)

Samuel
Samuel

Préface

Le sujet de la pièce est tiré du roman " Samuel " de l’écrivain arménien Raffi (1835 – 1888). Il s’agit d’un drame historique. Ce roman, traduit en plusieurs langues, a paru également en français, en 1924 aux éditions de la Vraie France, d’après une traduction d’Altiar et de Kibarian.Les faits sont historiques et concernent une période trouble de l’Arménie (364 à 400 de notre ère), au tout début de la christianisation. En effet, l’Arménie est le premier État à avoir adopté le christianisme en 301, c’est-à-dire 80 ans avant que Rome ne l’ait adopté officiellement. 

Au début du christianisme, l’Arménie, avec à sa tête le roi Tiridate, est un grand pays, puissant et respecté. Mais, avec la mort de son roi assassiné par les Perses Sassanides en 330, le pays plonge dans une longue période d’instabilité. Les Perses sassanides mettent tout en œuvre pour asservir l’Arménie, liquider le christianisme et y imposer leur religion mazdéenne (culte du soleil et du feu). Néanmoins, après de longues années de lutte, ils échoueront. 

Le héros principal, Samuel Mamikonian, est un jeune prince arménien du Taron (région située au cœur de l’Arménie à l’ouest du lac de Van) où sa famille possède d’immenses richesses et territoires. La famille Mamikonian, d’origine chinoise, occupe depuis des générations les plus hautes fonctions dans la hiérarchie militaire arménienne. Samuel est vertueux et sensible. Il est par-dessus tout fidèle à sa patrie et à sa religion chrétienne, ce qui le poussera à commettre l’acte extrême de tuer son père et sa mère qui ont trahi leur patrie et abjuré leur religion. Le " Roi des rois " sassanide, Chahpour, piège le nouveau roi arménien, Archak, ainsi que le chef des armées arméniennes, Vassak Mamikonian, en les invitant à une prétendue rencontre amicale. Il tue aussitôt le chef des armées ; quant au roi Archak, il ne sortira plus jamais de sa prison. À l’Ouest, l’héritier du trône ainsi que le Catholicos (chef suprême de l’Église) sont retenus en otages par l’empereur romain Valens, jaloux et ennemi des Arméniens. L’Arménie est comme un bateau sans capitaine. De surcroît, les rivalités et les luttes intestines entre les quelques 620 principautés affaiblissent considérablement le pays et le mettent en danger face à ses deux puissants voisins Perses et Romains. 

Mais l’hostilité avec les Perses est beaucoup plus âpre depuis la récente adoption du christianisme par les Arméniens. Pour comble de malheur, quelques princes rebelles, avec à leur tête le père de Samuel, Vahan Mamikonian, et l’oncle maternel (de Samuel), Méroujan Artzrouni, collaborent avec les Perses et veulent soumettre l’Arménie en y instaurant la religion mazdéenne. La mère de Samuel, éblouie par la culture perse, ne veut entendre que la langue perse dans son entourage. Elle fait détruire, dans son palais, les lieux de culte chrétiens. Le roi perse Chahpour promet à Méroujan le trône d’Arménie ainsi que l’une de ses sœurs comme seconde épouse. Méroujan est épris de la jeune persane, et c’est probablement l’une des causes de sa trahison, mais celle-ci le repousse. L’autre sœur de Chahpour est déjà devenue la seconde épouse de Vahan (et par conséquent une seconde mère pour Samuel) à qui le roi sassanide promet le commandement suprême des forces armées arméniennes. Mais les deux très jeunes sœurs de Chahpour, qui s’appellent toutes les deux Vormizdoukht (ce qui veut dire : filles de Vormizd, comme c’est la coutume en Perse), bien qu’obéissantes à leur frère, ne suivent pas celui-ci dans ses projets politiques. C’est même le contraire car elles soutiennent plutôt la cause des Arméniens. D’ailleurs, l’une des deux sœurs est amoureuse de Samuel, et l’autre de Mouchegh Mamikonian, le cousin de Samuel. 

Samuel est un beau jeune homme qui plaît beaucoup aux jeunes filles, mais le choix de son cœur est la belle Achren, fille du prince Rechtouni et de la sœur adoptive de son père. Pour arriver à leurs fins, Vahan et Méroujan, avec l’appui de l’armée perse, utilisent des méthodes radicales et barbares. Ils rentrent en Arménie en y ruinant des villes et des régions entières. Ils massacrent les populations et déportent en Perse des dizaines de milliers d’esclaves. Parmi eux, des milliers de Juifs habitant les villes arméniennes et récemment convertis au christianisme. Le chef des Juifs, Zvita, interviendra en vain auprès de Méroujan pour plaider la cause de son peuple. Vahan n’hésite pas à supplicier sa sœur adoptive, la mère d’Achren (fiancée de son fils).La trahison de ses proches révolte Samuel qui décide, avec beaucoup d’autres, de lutter pour sauver l’Arménie et la chrétienté. Parmi les partisans de Samuel : son cousin Mouchegh Mamikonian qui prend le commandement des forces arméniennes (à la place de son père tué par le roi perse Chahpour), Sahak Partev (encore très jeune mais qui deviendra, beaucoup plus tard, le catholicos de tous les Arméniens) et Mesrop (lui aussi très jeune et celui-là même qui inventera l’alphabet arménien en 405). La reine d’Arménie défend, comme elle peut, le trône en l’absence du roi mais son château, coupé de l’extérieur, est assiégé par l’ennemi. Elle doit se rendre aux Perses 14 mois plus tard, à cause de la peste qui a fait des ravages parmi les assiégés. Mais, en définitive, contre toute attente, les forces arméniennes reprennent l’avantage militaire dans l’affrontement avec les puissants Perses sassanides. Les traîtres sont châtiés. 

L’ultime parole de Samuel au moment où il lève son arme sur sa mère : " Cette épée a tué le père qui a trahi sa patrie, elle tuera aussi la mère qui a abjuré Jésus-Christ ! "   Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.Matthieu 10-21

Editions de Paris, ISBN 2-85162-057-6, 15 €

Vous pouvez le commander aux Editions Sigest, 29 rue E. Dolet 94140 Alfortville


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