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      LA TURQUIE INTERDIT UNE CONFERENCE SUR LE GENOCIDE DES ARMENIENS

LA TURQUIE INTERDIT UNE CONFERENCE SUR LE GENOCIDE DES ARMENIENS   26/05/2005

COMMUNIQUE DE PRESSE
FEDERATION EURO-ARMENIENNE pour la Justice et la Démocratie

LA TURQUIE INTERDIT UNE CONFERENCE SUR LE GENOCIDE DES ARMENIENS
 
Bruxelles, Belgique (26 Mai 2005) - La première conférence sur la question arménienne en Turquie, prudemment intitulée "Les Arméniens ottomans durant le déclin de l'Empire. Responsabilité scientifique et question de démocratie" et qui devait se tenir les 25 à 27 mai à l'Université Bogazici d'Istanbul a été annulée sur ordre du gouvernement.

La conférence visait selon ses organisateurs "l'émergence de ces pensées différentes et critiques " sur la question du génocide. Les sessions devaient porter sur des thèmes comme "massacre, génocide et le métier d'historien", "les événements de 1915-1916 selon les historiens du XXe siècle dans le monde", "l'intention et l'organisation du génocide", etc.

Cette conférence aurait constitué un pas en avant en Turquie, malgré la présence prévue d'universitaires au discours équivoque.
Néanmoins, elle a violemment été prise pour cible par les plus hauts dignitaires de l'Etat. Ainsi, le procureur général a exigé d'avoir les textes des intervenants, afin de traduire en justice les auteurs d'opinions dissidentes; le Ministre de la Justice M. Çiçek a qualifié, devant le Parlement, la conférence d'acte de "trahison" et un coup porté à la "nation turque", et le président de la société d'Histoire turque, M. Yusuf Halacioglu - qui fait actuellement l'objet d'une information judiciaire en Suisse pour négationnisme - s'est plaint de ne pas avoir été invité pour avoir exprimé la thèse officielle turque. 

La Fédération Euro-Arménienne rappelle que cette interdiction, qui tombe peu après la proposition d'Erdogan d'une commission mixte, arménienne et turque, est bien l'illustration de la volonté des plus hautes sphères de ce pays d'empêcher tout travail de vérité sur la destruction du peuple arménien par l'Etat turc.

Elle  remarque que les initiatives simulant le dialogue, prises par les autorités turques depuis l'échec du "Comité de Réconciliation Armeno-Turque", n' ont eu pour objectif que d'anesthésier l'opinion européenne.

"La Turquie n'a franchi aucun pas vers un véritable  dialogue : elle reste bien un Etat ultra-nationaliste et négationniste", a estimé Hilda Tchoboian, Présidente de la Fédération Euro-Arménienne.

"A cinq mois du début des négociations, nous réaffirmons que les documents officiels des négociations doivent impérativement comporter l'exigence de reconnaissance du génocide", a affirmé Hilda Tchoboian.
La Fédération Euro-Arménienne a fait appel à la Commission et au Conseil européens d'inscrire explicitement dans la feuille de route des négociations, les résolutions du Parlement européen , et en particulier
celle du 15 décembre 2004, exigeant de la Turquie la reconnaissance du génocide.


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