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      LA TURQUIE PANIQUE ET S’EMBROUILLE

LA TURQUIE PANIQUE ET S’EMBROUILLE   14/04/2005

GENOCIDE ARMENIEN : LA TURQUIE PANIQUE ET S’EMBROUILLE

Alors que des forces politiques sans cesse plus nombreuses en Europe demandent à la Turquie de reconnaître le génocide des Arméniens comme préalable à son adhésion, Ankara a pris deux initiatives concertées afin de mettre à nouveau en doute la réalité du génocide.

D’une part, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, aurait adressé une lettre au président arménien Robert Kotcharian pour lui proposer la création d’une commission conjointe afin « d’enquêter sur les massacres des Arméniens de 1915 ».

Simultanément, l’association des parlementaires turcs aurait écrit aux parlementaires européens pour leur demander leur soutien au sujet d’une telle « commission d’historiens », arguant que « jusqu’à présent ces faits n’ont été unilatéralement présentés à l'opinion publique que par les Arméniens » et que « la vérité objective se révèlera à l’issue d'un travail sur les archives mené par un comité formé par des historiens représentant les points de vues de la Turquie et l'Arménie et ce sous la surveillance d'un arbitrage institutionnel ».

La Fédération Euro-Arménienne rappelle que Jacques Vandemeulebroucke, député européen chargé du rapport sur le Génocide des Arméniens (1987), Benjamin Whitaker, chargé du rapport de l’ONU sur les génocides (1985), et les membres éminents du Tribunal Permanent des Peuples (1984) étaient tous des personnalités et des experts indépendants qui ont examiné le Génocide des Arméniens à travers l’étude des archives diplomatiques occidentales, y compris celles des alliés de la Turquie, ainsi qu’à travers la documentation abondante que le gouvernement turc n’a pas failli de leurs procurer. Ils ont tous conclu que c’était un génocide, au sens juridique international du terme.

« L’objectif poursuivi par Ankara est parfaitement clair : il s’agit d’extraire la question de la reconnaissance du génocide du champ politique, et singulièrement des problèmes qui se posent à la Turquie au regard de sa demande d’adhésion à l’Union européenne » a déclaré Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération Euro-Arménienne.

« Quant à la méthode, elle consiste à réduire ce crime imprescriptible et international, à une question bilatérale entre l’Arménie et la Turquie, pour éviter de répondre à la demande de la communauté internationale, et particulièrement à celle de l’Europe » a poursuivi Hilda Tchoboian.

« Tout cela sent la panique et la confusion. Pour y mettre fin, La Turquie n’a qu’une chose à faire : 
reconnaître et réparer le Génocide des Arméniens » a conclu la présidente de la Fédération Euro-Arménienne.


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