La décision des chefs des gouvernements européens ne sonne pas le glas de la mobilisation des parlementaires hostiles à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Pour Philippe Pemezec, député des Hauts-de-Seine, " au contraire, elle la renforce ". Devant les manifestants réunis à Bruxelles, le 17 décembre, Philippe Pemezec a annoncé " la constitution d’un observatoire parlementaire dont la mission principale sera de vérifier concrètement que les conditions fixées seront observées par la Turquie et d’en dénoncer tous les manquements. Une attention toute particulière sera portée à la reconnaissance du génocide arménien et à la question chypriote ". Par ailleurs, il a déclaré que cette décision " ouvrait officiellement la campagne du référendum sur la constitution européenne ". " Sur la Turquie, les dirigeants européens ont choisi de faire la sourde oreille à la volonté de l’opinion publique française. Il y a fort à parier que celle-ci utilise l’arme qu’on lui laisse pour défendre sa vision de l’identité européenne : le référendum sur la constitution européenne. Voter non à la constitution, c’est obliger notre classe politique à se poser la vraie question : En fait, de quelle Europe voulons-nous ? Le débat sur la Turquie a été le révélateur d’un vrai malaise. Au-delà du cas Ottoman, c’est en effet l’idée même du projet européen qu’il nous faut définir. Certains regretteront ce vote, d’autres s’en féliciteront. Je suis de ces derniers." a ajouté Philippe Pemezec. |  | | Le Député Philippe Pemezec (UMP) |
s'adresse à plus de 6000 personnes réunies à Bruxelles le 17 décembre 2004. |